En quittant Antoine et Camille au bord de la route, je suis partie vers le monastere d’Alchi. C’est l’un des seuls monasteres aussi vieux qui subsiste au Ladakh (11eme – 12eme siecle). Au 15eme siecle, me dit mon guide, l’ordre Gelupa (bonnets jaunes) introduit au ladakh a absobe la majorite des monasteres et entrepris leur restauration, sauf pour Alchi. Les peintures sont donc restees telles quelles, semble-t-il effectuees a l’epoque par des artistes cachemiris.
Ce ne sont plus ces grandes figures tres colorees de bleu, rouge, vert, blanc, jaune, tres vives et tres ornees, que nous avons pu voir a Tiksey ou Shey par exemple, mais plutot des fresques, repetitions de petits Bouddahs ou Bodishavas (“aspirants” Bouddahs) qui entourent le plus souvent une plus deite peinte en plus grand. Les rouges et blancs dominent. Il y avait aussi de nombreux mandalas (un cercle qui represante une divinite au centre, entouree d’elements qui la caracersent tout autour ; il s’agit de la representation d’une forme de meditation souvent pratiquee dans le bouddhisme tantrique, le meditant se representant alors “dans la peau” de cette deite).
Alchi est tres sobre de l’exterieur, rouge et blanc, assez semblable a celui que nous avons vu a Wanla. Il n’est pas pose sur son piton rocheux mais un peu cache en aval du village. Les lumieres du soir etaient tres belles, sur ce blanc, entouree de roche brun-jaune. De nombreux “chortens” sont edifies dans l’allee (monuments religieux que l’on trouve un peu partout), ceux-ci, comme des poupees russes, contiennent un autre chorten. Ils sont joliment peints dans le meme style (fresqus) a l’interieur.
Le retour du lendemain matin etait un peu plus secoue que ces heures contemplatives de visite… Le bus etait bonde et pour cause, 15 aout, fete de l’independence, tout Alchi se rendait feter ceal a Leh! 50 au moins a l’interieur de ce petit bus 20 places, et bien 15 sur le toit : l’occasion de s’ennivrer pendant 2h30 de desert rocheux a perte de vue, ponctue de lignes d'oasis, plus ou moins au loin, de contempler le precipice qui mene a l'Indus (!) et le point de confluence avec le fleuve Zanskar, vers Nimo, ou l'etrange rencontre entre le gris et le plutot bleu des eaux, de rire avec les passagers du vent, de s’inquieter aussi a chaque virage ou nid de poule : je suis certainement trop soucieuse masis j’avoue que c’etait le bonheur a chaque fois que ce petit bus devenu gros et grand tenait tout de meme sur ses 4 roues! Juste avant Leh, nous avons ete deplaces dans un bus qui nous attendait -par magie- a l’entrée de la ville : la police fait son boulot !
Encore des pensees pour vous tous depuis Leh!
EStelle
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