jeudi 22 mai 2008
Petite info pratique...
Pour ceux ou (celui ? :) qui prolongent leur voyage en Inde, et qui seraient intéressés par les vols intérieurs en Inde, il existe un comparateur local à l'adresse suivante: www.cleartrip.com
mercredi 7 mai 2008
Petits détails pratiques
lundi 17 mars 2008
SOS espèce menacée : la gazelle tibétaine
dimanche 16 mars 2008 par Sylvie CARDONA
La population côté Tibet n’a pas non plus été épargnée par ce déclin, bien que le noyau soit plus important. Si rien n’est fait très rapidement, l’extinction de la gazelle au Ladakh est donc inéluctable. Des recherches ont été menées pour identifier les causes de cette baisse alarmante des effectifs qui résulte d’une combinaison de facteurs : pression de la chasse, dégradation du milieu naturel, extension des pâturages pour le bétail. Outre la concurrence pour la nourriture avec le bétail, la petite population de gazelles a subi cette année plusieurs tempêtes de neige qui ont conduit la plupart des animaux à mourir de faim, comme durant l’hiver 1998-1999. Un petit troupeau avait pu quitter le plateau de Kalak Tartar pour s’établir dans la plaine de Raque mais cette zone est traversée par une route reliant plusieurs postes militaires et la présence de chiens errants devenus prédateurs potentiels n’ont pas permis à cette petite population de se développer. Par ailleurs, il a été constaté que les ongulés sauvages pouvaient contracter diverses maladies propagées par les animaux domestiques.
Les gazelles évitent donc les zones où paissent les moutons et les chèvres. En revanche, elles semblent très bien supporter la présence des yaks domestiques et des kiang. La plus grande partie de la population de gazelles vit dans la vallée de Hanle. Les habitants de la région étaient des nomades mais ils sont de plus en plus nombreux à se sédentariser. Dans les années 1950, la population humaine avait déjà considérablement augmenté avec l’arrivée des réfugiés tibétains. Corrélativement, le nombre des troupeaux d’ovins et de caprins a augmenté. La chasse intensive a peu à peu été maîtrisée dans les années 1980 mais l’extension des pâturages a progressé. La pashmina est la principale ressource locale ; La laine provient de la chèvre changra dont l’élevage s’est intensifié ces dernières années.
Un programme de conservation a donc été mis en place en 2005. Il doit s’étaler sur une durée de 10 à 15 ans et permettre à la population de gazelles d’atteindre un seuil de 500 animaux. Parmi les mesures établies : restaurer et agrandir le territoire des gazelles en réduisant les pâturages (compensation en approvisionnant en fourrage les animaux domestiques) et en permettant des connexions avec la population du Tibet, déviation de la route qui traverse le territoire des gazelles, vaccination des troupeaux d’ovins et de caprins, élimination des chiens errants. En plus d’informer et de sensibiliser les habitants à la protection des gazelles tibétaines, il est prévu de constituer des équipes de surveillance (les habitants sont embauchés en priorité) qui contrôleront les activités de chasse et récolteront les données qui seront ensuite transmises aux scientifiques.
Sylvie CARDONA
Co-Fondatrice d’AVES FRANCE
Chargée de mission
Adresse de contact : Mairie de Dornes
Bureau local AVES FRANCE - Nièvre
A l’attention de Sylvie Cardona
58390 Dornes
sylvie.cardona@aves.asso.fr
Tél. : ![]()

![]()
![]()

![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
06.28.08.23.46![]()
vendredi 14 mars 2008
fait suite au commentaire d'Antoine du 28 février 08
mercredi 12 mars 2008
Tibétain à Lausanne
Lien vers un centre de Lausanne ou ils donnent des cours rapides et intensif, à vérifier.
mardi 11 mars 2008
Les treks se concrétisent...
- Le premier trek (boucle au Zanskar) est à son avis réaliste en 9 jours et non en 8 comme nous l'avions prévu. La variante en 8 jours nécessiterait en effet une grosse étape de 9-10h de marche...
- Le second trek ne semble pas réaliste en 5 jours : Rigzen semble dire qu'il faut 8-9 jours, mais François maintient que c'est faisable en moins. La variante courte (rejoindre directement Lamayuru depuis Kanji) reste une alternative faisable selon tous les avis.
- Le financement (30.- à 35.- par jour et par personne) irait directement aux horsemen et cuisiniers (pour les 2/3 environ), alors que le tiers restant servirait à alimenter un fond pour la formation des horsemen et la conservation des pâturages au Zanskar.
samedi 1 mars 2008
note de lecture: voyage au Zanskar, récit d'écrivain
Pierre Jourde, éd. Gallimard, 2008, 118 pages, photos de l'auteur
Pierre Jourde a effectué 3 voyages au Ladakh. Le premier en 1980 (il a alors 25 ans), étape d'un voyage de jeunes copains balieusards (de Créteil) en Inde, et au Cachemire, où subjugué par les paysages grandioses du Ladakh, il se promet d'y revenir. Le second l'année suivante, où avec son amie. Ils rejoignent à nouveau la région par le Zoji La, puis le Zanskar, avec un guide muletier avant de reprendre la route pour Srinagar. Le troisième est entrepris 2 ans plus tard, pour des raisons difficiles à avouer. Avec son ami Thierry ils gagnent le Zanskar par le sud (Manali puis trek sans guide ni muletier Darsha - Padum par le Shingo La, ). Entrepris début juin ce voyage les confrontera à la neige et à la glace. Ils devront d'ailleurs poursuivre à pied, franchir le Pensi La et aller jusqu'à Panikahr pour rejoindre un route ouverte.
Pierre Joudre a entrepris l'écriture de ce récit 23 ans après. Il prend l'allure d'une "épopée cocasse, décrivant les tourments, les émerveillements et les ridicules de jeunes occidentaux livrés à une nature démesurée". Non sans autodérision il transcrit l'inconscience et la ténacité dont a fait preuve leur équipée. Espiègle il s'interroge sur les motivations des voyageurs de l'Himalaya et décrit le progressif état de délabrement moral et physique auquel l'épreuve conduit les voyageurs (face à la légereté, à l'hospitalité et à l'endurance des "Tibétains"). Une écriture qui évoque le ton et le sens de l'absurde de Nicolas Bouvier, qui nous livre des ambiances très "parlantes" tout en nous tendant un miroir souvent provocateur et ne laissant pas place à l'indifférence.
Fin de voyage à Leh, alors que le tourisme investit la ville:
"J'ai pitié de les voir se laissr prendre en photo par des Allemands roses et gras. J'ai pitié de les voir se laisser prendre en photo par moi. Même si je suis famélique. L'Occident aura aussi efficacement anéanti cette culture par la curiosité que, de l'autre côté de la frontière, la Chine par l'oppression. Et notre propre curiosité y aura contribué." (p. 114)
A Rarik, dernier village avant de s'engager dans le Shingo La en venant du sud:
" Je commençais à en prendre la mesure: la capacité d'une civilisation à admettre l'autre, et par conséquent la possibilité pour un Occidental d'entrer dans un accord profond avec elle tout en restant lui-même, est en raison inverse du degré d'asservissement des femmes. Est-ce seulement parce que nous avons besoin de retrouver ailleurs une image ressemblante, et et notamment une distribution comparable des rôles sexuels? Pas seulement. L'articulation du féminin et du masculin est libératrice. Leur exclusion mutuelle, tyrannique." (p.74)
François
