Après une attaque des musulmans, son déclin a fini par provoqué son abandon total.
Donc, ce qu'il y a à voir ici, c'est les ruines de cette ville. Et pour aller d'un bout à l'autre de cette ex-capitale, il faut un vélo, qu'on a loué chaque jour. Heureusement, le trafic n'est plus celui du 16e siècle. Les rues dallées ont été recouvertes de terre puis de Jungle, puis de champs, puis partiellement redécouvertes par des archéologues pour finalement être classées patrimoine mondiale à l'UNESCO. Et il en est de même pour les avenues de colonnes, les palais royaux, les bains de la Reine, les bassins d'eau sacré, les aqueducs, les temples de Vishnu, Shiva, Ganesh et compagnie. Mais tous les stades coexistent: Lorsqu'on sort des sentiers battues, on retrouve des parties encore recouvertes de Jungle, un champs entre deux allées de colonnes, et on réalise qu'il y a encore des années d'exercices disponibles pour les apprentis-archéologues.
Mais venons à du concret, voici mon repas de midi, dont je vous épargnerai le nom, l'essentiel est le goût, hmmmm!

Voici le bazar principal, avec au bout le seul temple vivant, qui a en son centre une pierre représentant Shiva, le lingam. Normalement il est en pierre taillée, mais là il est sorti de terre naturellement.
Ce temple est celui en meilleur état, car il a été entretenu pusique vivant. D'autres quartiers de la ville en bien moins bon état, on y laisse brouter le bétail:
On visite les temples un à un, mais quand on est pas expert en histoire, culture et théologie indienne pour lire les histoires racontées en gravures sur tous les murs, ils se ressemblent assez. Sauf celui-ci, un temple au fond d'un trou, envahi par les eaux de la nappe souterraine et par les esprits...
Le lendemain matin, lever du soleil en haut de la colline. Malheureusement, la brume épaisse a tout gâché. Mais ça n'a pas empêché certains d'entrer en méditation profonde:


Gunjan fait une petite pause noix-de-coco pour se rafraichir. Quand on les mange avant qu'elles soient mûres, il y a plus de lait (ou d'eau) à l'intérieur et moins de chaire. La chaire est d'ailleurs plutôt une espèce de fine couche de gelée. La coque n'est pas encore très solide et on ne prend pas la peine d'enlever l'épaisse peau verte autour. Moi je n'aime pas trop, je préfère les sèches, où la chair a absorbé tout le liquide et il n'y a plus de lait du tout; mais par contre un goût bien plus prononcé.

Le temple de Ganesh, qui n'est plus vénéré puisque les musulmans ont explosé son bide et sa main droite.

Les bains de la Reine, dont l'architecture est plutôt dans le style aryen (musulman).

Geetika et Sarah devant les étables à éléphants des anciens empereurs.

On traverse la rivière avec nos vélos (d'autres le font avec leur moto), pour aller explorer l'autre rive:
Dernier jour, baignade de l'adorable Lakshmi dans la rivière, à côté des autres villageois.
Question boulot, je bosse pas mal sur les synergies des unités de biométhanisation, je cherche à valoriser nos déchets organiques, à faire marcher à pleine capacité les unités existantes et à contrôler que les boues soient traitées correctement. J'adore le biogazzzzzz!
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